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Le Musée des Beaux- Arts de Bahia présente des dessins et des aquarelles réalisés par Hector Julio Paride Bernabó – CARYBE ( Argentin de naissance, mais qui a vécu à Bahia) , et qui au cours de son parcours a produit des œuvres qui expriment tout ce qu’il a vu et vécu à l’intérieur des cultes afro-brésiliens de Bahia .

En 1950, il y fixe sa résidence et commence alors à représenter la culture bahianaise et ses racines afro-brésiliennes, capturant comme nul autre l’essence du peuple bahianais.

Les Noirs amenés d’Afrique aux Amériques étaient originaires de différentes « nations ». À Bahia, la nation des Yorubas était celle qui gardait ses archives spirituelles les plus présentes .

Les Orixas

Dans la mythologie africaine, les Orixás étaient des êtres humains privilégiés qui possédaient un pouvoir sur les forces naturelles et qui, au lieu de mourir, se transformaient en éléments de la nature. Ils sont immatériels et ne peuvent se manifester ou s’exprimer qu’à travers certains êtres de leur choix, les Iaôs ou fils/filles du saint.

Xango : Dieu du tonnerre, du feu et de la foudre

Il est l’un des orixás les plus populaires. Il a été l’époux de trois femmes : Obá, Oxun et Iansã. Ses couleurs sont le rouge et le blanc . Son jour est le mercredi .

Iroko

L’énergie d’Iroko est contenue dans les arbres les plus grands et les plus feuillus de la Terre ; ils sont les témoins silencieux de tous les événements et évolutions de l’humanité, absorbant la sagesse et émanant l’amour. Et c’est ainsi que l’essence d’Iroko est présente partout, dans le temps et dans l’espace.

Iroko

Omulu

Omolù

Il est l’orixa le plus craint pour son contrôle sur les maladies et la santé . Il détient le remède mais aussi les affections . Ses couleurs peuvent être le rouge et le noir ou bien le noir et le blanc . Sinon, son jour est le lundi 😉

Un monde avec des maladies … mais sans enfer !

Le peintre CARYBE est entré dans le monde mystique des divinités africaines, a dépeint la vie des cultes et a reçu en 1957, le titre d’honneur Obá de Xangô .

Que vit un Bahianais lorsqu’il tombe malade ? A quoi pense-t-il ? Que craint-il ? Ou au contraire sur quoi s’appuie-t-il ? Je suis bien sûre incapable de répondre mais la vitalité , l’imaginaire et les couleurs du candomblé nous parlent d’autres possibilités et nous font du bien:artsandculture.google.com/story/tgVRR105tm-8CA?hl=FR

« J’ai rejoint le candomblé parce que ça me plaît. Il n’y a pas d’enfer et les dieux sont, en fin de compte, les rivières, la mer, la forêt, le vent, la pluie. Oxumaré est l’arc-en-ciel ». Carybé